mercredi 23 novembre 2011

Coutumiers des feux ou feux coutumiers ?

Il n’est ni blanc ni noir,
Le feu du désespoir.
Il est d’un rouge vif
Vraiment très agressif.
Personne ne le maîtrise,
Quoique certains en disent,
Et quand il vous échappe,
C’est là que tout dérape. 

Le feu est un bienfait. C’est aussi une plaie, 
Du fait de quelques uns qui sont écervelés.
Or, ces gens sont parfois très bien identifiés,
On ne les punit pas, car c’est trop compliqué.

Lorsque le feu démarre près d’une habitation,
Ou d’un écobuage manquant de précaution,
Pourquoi, après enquête, les auteurs de l’actions,
Ne régleraient-ils pas les frais d’intervention ?

Vous allez me répondre qu’ils ne sont pas solvables
Que c’est perdre son temps de chercher les coupables !
Pourtant ils sont souvent propriétaires fonciers,
Et dispose de biens que l’on pourrait gager.

Certes il y a des terres qui sont inaliénables,
Mais ceux qui en profitent sont aussi redevables,
Des efforts collectifs pour protéger leurs biens,
Et leur contribution serait un acte sain.

A quoi bon interdire « tout usage du feu »,
Si aucune sanction ne touche les boutefeux ? 

Pour autant nous devons mesurer les enjeux, 
Connaître réellement les conséquences du feu.
Six mille hectares de brousse qui partent en fumée !
Ça ne serait pas mal de mieux les qualifier.

S’agit-il de friches ou bien de SAE * ?
De jachères, de forêts ou de terrain de jeu ?

Quelle endémicité faut-il vraiment sauver,
Compte tenu des moyens qu’il faut mobiliser ?

Certes il faut protéger les personnes et les biens,
Mais faut-il s’inquiéter pour de mauvais terrains ?
Parfois même le feu régénère la terre,
Et celui qui la brule est le propriétaire !

Le feu n’est pas en soi un mal véritable,
Mais mal utilisé il devient effroyable,
Alors faisons en sorte que ceux qui en abusent,
Quelque soit leur coutume, n’aient plus aucune excuse.

Pour cela appliquons des sanctions exemplaires, 
Pour qu’enfin on arrête le rire des incendiaires.


 * http://www.isee.nc/tec/systemeproductif/agriculgeneral.html

Inspiration : Articles de Nlles calédoniennes :

« Ilne faut pas d’autres départ de feux » du 21/11/2011 (cliquer)

lundi 21 novembre 2011

Des Janus ! (ou les multiples visages de la CGPME)


Quel cocasse équipage contre la TGA,
Quel drôle d’assemblage de mauvais syndicats !

Janus avaient deux têtes et savait en jouer.
La CGPME a plus que deux portraits,
Mais n’a aucune tête qui puisse l’orienter.
C’est une marionnette bien désarticulée.

L’UPA qui est née du refus du RUAMM,
Ne voit dans le progrès qu’une série de drames.
Ils cotisent si peu en couverture sociale
Qu’ils voient d’un très bon œil une TVA sociale !
Et une TGA est bien trop compliquée,
Surtout quand on n’a pas de comptabilité.

La FNSEA, « forteresse agricole », 1
Vient en Calédonie montrer que le pactole,
Vient plus des subventions et aides agricoles,
Que du travail des champs et autres fariboles.
Pour maintenir le SMAG à un niveau si bas,
Et des charges réduites, et même le TESA,2
Une TVA sociale serait un idéal
Qui pourrait même payer toutes les charges sociales.

Contrakmine est une arme qui se tient en réserve,
Il suffit de lancer des actions qui les servent,
Pour les voir arriver avec leurs camions,
Et en bloquant la ville, avoir satisfaction.
Mais pour la TGA, c’est encore trop tôt,
Pour qu’un commanditaire les lance à l’assaut.

Le petit syndicat des petits commerçants
Veut encore justifier ses prix exorbitants
En faisant l’amalgame d’une « marge opérateur »,
Avec le bénéfice, vrai fruit de leur labeur.
Alors qu’ils dissimulent des gains phénoménaux,
Se prétextant petits et jalousant les gros.

La CGPME fait son apprentissage
En découvrant d’un coup ce que pèsent les charges,
Alors qu’il y a peu, elle réclamait encore
D’obliger l’entreprise à faire des efforts.
Mais c’est vraiment faux cul venant des PME
Puisque l’effet de seuil exonère ces gueux ! 3
Mais si on regardait tous les prélèvements 4
Peut être qu’ils verraient qu’ils ne sont que mendiants.

La FINC de son coté veut maintenir ses marges, 5
En vrai ses bénéfices, c’est pour ça qu’elle enrage !
Car depuis tant d’années, c’est grâce aux protections,
Que l’industrie locale échappe aux taxations,
Que quelques actionnaires se gavent de pognon,
De façon outrancière, sans faire de concession.
Accusant sans réserve la grande distribution,
Germain, le magicien, voulait faire la leçon,
Son grand supermarché reste dans les cartons,
Et la baisse des prix, une belle illusion !

La TVA sociale, qui est leur ambition,
Était déjà en marche grâce à l’affectation
De toute la TSS et taxes pour la santé,
Qui venaient compenser les manques à gagner
Des régimes sociaux, pour les équilibrer.
Calédonie ensemble a tout désaffecté.
Et ils ont le culot de faire les actuaires,
Avec les deux Philippes, qui ont fait le contraire !
Parce que dans la pratique, un TVA sociale
N’est rien plus qu’un impôt affecté … au social !

Ils théorisent même une croissance endogène,
Mais qui ne peut marcher qu’avec de « l’oxygène ».
Dans la consommation, ils trouvent la croissance,
Alors que la richesse, qui permet ces dépenses,
Seules les entreprises la créent en abondance.
Sans oublier bien sûr les transferts de la France,
Qui font 40% du poids dans la balance. 6
On pourra bien tirer quelques argents du nickel,
Sauf que c’est un marché vraiment concurrentiel,
Et que par le passé, des crises ont laminées
Les recettes fiscales qu’on croyait en tirer.
Certes c’est une chance à comptabiliser,
Mais avec précaution, il nous faut la gérer.

Alors la TGA devient un bon prétexte,
Et le gouvernement portera la casquette.
Ils n’ont pas l’intention de faire le moindre effort,
Et ne veulent surtout pas ouvrir leur coffre fort.
C’est pourquoi ils désignent quelques importateurs,
Avec de faux experts, mauvais simulateurs.
Comme étant la seule cause de tout notre malheur.
Ils poussent les syndicats à distiller la peur,
Ils jouent, encore une foi, les manipulateurs.

La réforme fiscale est une obligation,
Pour sortir de l’impasse de juteuses protections,
Et pour alimenter un budget plus moderne
Disposant de recettes dont la source est pérenne.
Même si la TGA n’est pas l’outil parfait, 7
Au moins elle représente une belle avancée.

Et ce conglomérat d’improbables patrons,
Devra bien s’adapter et entendre raison.
Hier ils défendaient la solidarité,
Aujourd’hui ils refusent de mieux la structurer.

Inspiration : « Les Infos » du 18/11/2011 et le communiqué de presse de la CGPME du 17/11/2011


2/ Le Salaire minimum agricole représente 85% du SMG et les agriculteurs ne payent que 25 % des charges CAFAT – TESA = Titre emploi simplifié agricole.

3/ De nombreuse obligation pesant sur les entreprises ne sont effectives qu’au-delà d’un certain nombre de salariés comme par exemple les délégués du personnel (11), l’emploi de handicapés (20), le comité d’entreprise (50), certaines contributions à la formation (10) - De plus la CGPME est favorable au déplafonnement pour le paiement des cotisations sociales, les PME locales, n’ayant pas de cadre, ne seraient pas touchées !

4/ Taux de prélèvements obligatoires
- Nlle Calédonie : 30 % (2004)
- État unis 29% (2002)
- France : 43% (2004)

5/ La marge brute des activités industrielles (hors nickel) était de plus de 15% e 2006 (contre 5,5% en métropole).

6/ Ce pourcentage varie, notamment en fonction du rendement fiscal du Nickel. Au cours des dernières années l’État a dépensée plus de 135 000 milliards Xpf (1,31 milliards d’euro)

7/ Voir « La TGA le début d’un emballement fiscal »(cliquer)

mercredi 16 novembre 2011

Transports publics : pompe à fric ?


La commune de Bourail, pour son transport scolaire,
Rappelle une règle d’or pour tout bon gestionnaire.
A savoir la règle des collectivités,
Pour services rendus : budget d’équilibré.

Car le transport scolaire est une facilité,
Comme dans d’autres communes, trop bien subventionnée.
Dans l’exemple du jour, les usagers n’en payent,
Sans même compter les bourses, qu’à peine le sixième. (16%)
Une partie de l’argent vient de l’état français (27%)
Le reste, par nos impôts, doit être assumé. (56%)

L’augmentation votée, après force débat,
Ne représente en fait, qu’un minuscule pas.
La participation de tous les usagers
N’atteindra même pas le cinquième des frais.
Sachant que la dessus, il faut aussi verser
Les aides allouées aux élèves boursiers !

Sur le grand Nouméa, le fait est présenté
Par la nécessité de rationnaliser.
La masse transportée par les transports publics
Pèse sur les budgets, un vrai paquet de fric.
Mais ce transport public, même s’il est solidaire,
Ne peut tenir longtemps s’il est déficitaire.

Les collectivités, piégées dans leurs réseaux
Commence au privé par tailler un paletot.
C’est donc à ces patrons de faire le sale boulot,
En virant des chauffeurs qui l’auront dans le dos.
Car il faut augmenter la productivité
Des services publics déjà subventionnés.

Mais il faudra très vite y regarder de près,
Contrôler les dérives, endiguer les excès.
Si le feu fut éteint dans les rangs de Carsud,
Ça coûte encore bonbon à la Province sud.
Et quant à Karuïa, qui est un GIE,
Disons que les contrôles n’y sont pas très nombreux.

Disons que ces réseaux sont un mal nécessaire,
Ils demanderont toujours une ligne budgétaire.
Créer un monopole « d’utilité publique »,
Relève d’une décision vraiment très « politique ».
Par son coté social, c’est très emblématique,
D’un point de vue fiscal, c’est une pompe à fric. 

Inspiration : Articles de Nlles Calédoniennes du 16/11/2011